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Molemafrika

Avec le groupe Molemafrika, Tchico Tchicaya signe son grand retour. Et, le groupe se veut profondément ancré dans la Rumba congolaise classique dont l'une de ses principales déclinaisons : le Soukouss.....

Tchico TCHICAYA, a fait ses premiers pas en musique dans l’orchestre Mata Lokoka

Tchico

de Pointe-Noire en 1969, sous la direction du saxophoniste Paul  NGOMBE « Pincky ». Dans ce groupe il marque sa prĂ©sence par la sortie  de « Theresa-Rina » et « Santa-Maguy », deux chansons dont le travail sur les harmonies  vocales Ă©tait remarquable.
 En 1972 en intĂ©grant l’orchestre « Bantous de la Capitale Â», il sera est agrĂ©ablement surpris, par le crĂ©dit que lui accorde les doyens  de la musique congolaise, Nino MALAPET et ESSOUS qui lui donnent toute leur confiance. Il compte dĂ©sormais, avec Kosmos MOUNTOUARI, Pamelo MOUNK’A, la meilleure ligne d’attaque de l’orchestre. Il va d’ailleurs maintenir le cap après le dĂ©part de ces derniers dans  l’orchestre «  LE PEUPLE du Trio CEPAKOS » , en maintenant  haut le niveau des chanteurs de l’orchestre, par la sortie de  « Isabelle », une des plus belles chansons de cette annĂ©e qui lui ouvre la voie Ă  une carrière et le  hissĂ© au hit-parade de sa popularitĂ© et accĂ©der au cercle très fermĂ© des meilleurs chanteurs.
 
 Pendant quatre ans (1972-1976) il participe aux nombreuses  belles aventures dans le domaine de la world music, notamment  en Afrique, en Europe et  particulièrement Ă  Cuba (1974-1975) oĂą il donne le meilleur de lui-mĂŞme dans des thèmes qui ont montrĂ© Ă  l’évidence  son attachement pour la « Rumba » et la « Salsa ».
 
  En 1976 il se tourne vers «L’Afro-beat ». Les succès inattendus en participant Ă  populariser le genre, l’encouragent sans doute Ă  entamer une carrière solo. Il choisi le NigĂ©ria. Dans cet Etat, il Ă©lit  domicile cinq ans durant (1976-1980). Chanteur recherchĂ©, il s’illustre Ă  son avantage en compagnie d’un groupe « Les  EvadĂ©s de Ponton la Belle», apparaissant  sur le devant de la scène et ayant gravĂ© le best seller nigĂ©rian : « Mamy-Rosa », vendu Ă  plus de 800.000 exemplaires, et  du coup premier disque d’or. En 1977, il rĂ©cidive avec « From Congo to NigĂ©ria », 2ème disque d’or. Alors mĂŞme qu’il touchait agrĂ©ablement le public « afro-beat », Tchico prend Ă  nouveau le large en quittant un pays oĂą il avait encore tout Ă  y gagner...
 
 Mais Abidjan la belle n’est pas loin oĂą il participera aux avant-postes Ă  faire dĂ©couvrir le « Soukous Â» en enregistrant pour son nouveau public, notamment le superbe album  «L’heure a sonnĂ©  RĂ©gina », 3ème disque d’or qui sont en fait ses chevaux de bataille. Trois bonnes annĂ©es en CĂ´te d’Ivoire (1981-1983) oĂą il deviendra une figure familière de la capitale Abidjan, au mĂŞme titre que les tĂŞtes d’affiche de cette Ă©poque : François LOUGHA, Mory KANTE, Salif KEITA, Ernesto DJEDJE, Pierre AMEDE, Albert DOH, BAILLY SPINTO, AICHA KONE, etc.….
 
 En 1982,  avec le mĂŞme soin, il  rĂ©alise avec force et  volontĂ© des thèmes inĂ©dits : il sort son 4ème gros succès « Jeannot oĂą est le sĂ©rieux » qui sera consacrĂ© meilleure chanson de l’annĂ©e 1982 et n°01 aux hit-parades des radios et tĂ©lĂ©vision d’Afrique de l’ouest.
 
 La suite passionnante de sa carrière musicale est une sĂ©rie des grandes tournĂ©es en Europe, en Australie et Ă  l’Ile de la RĂ©union, qui ont permis au public de ses trois contrĂ©es de dĂ©couvrir l’un des plus talentueux « folk-soukous-machine » de la gĂ©nĂ©ration des annĂ©es 80.
 
 En 1983 – Souhaitant promouvoir sa production au plan international, Tchico s’installer Ă  Paris. Avec lui son ami et guitariste soliste, le regrettĂ©, Denis LOUBASSOU. Sur place, il enchaĂ®ne une sĂ©rie de groupes pour lesquels il change de nom toutes les fois qu’il dĂ©sire exploiter  dans ses compositions personnelles, la Rumba de manière diffĂ©rente et originale. : «Les  Officiers of African Music», « Le Kilimandjaro», puis le « Soukous- Machine» qui a fait des « ravages Â» dans les concerts Ă  travers l’Europe.  Au rĂ©pertoire, « « Dynamic afro soukous » un chef-d’œuvre  d’une grande importance, puisqu’il fit connaĂ®tre, le groupe aux amateurs et aux professionnels de musique, en Martinique et en Guadeloupe oĂą il est restĂ© longtemps n° 1 au hit parade des CaraĂŻbes.
 
 En 1987 Tchico compte non seulement parmi les meilleurs « premiers solo » de grand groupe mais parmi les auteurs compositeurs les plus inventifs de sa gĂ©nĂ©ration, dans un style directement issu de la « Rumba soukous », les titres : « Soukous machine », « Cocktail tropical » et « Ambiance Ă  Paris » reflètent bien la passion qui l’habite toujours et la rĂ©elle modernitĂ© de son expression, ancrĂ©e dans la tradition Bantu

Tchico
Tchico Tchicaya
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