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Mangawana International

Sam Mangwana continue de porter en lui le lyrisme lusophone de ses origines angolaises, sans s’éloigner de la rumba congolaise classique dont il est un des derniers géants. Parfois nostalgique, il reflète parfaitement le parfum du combat des pères africains des indépendances.
 Polyglotte, Mangwana, totalement enracinĂ© dans le ferment inĂ©puisable qu’est la culture Africaine, notamment Koongo, est un concentrĂ© de la Force, la Puissance et l'Énergie de la musique Cubano-Congolaise.
 Issu des 3 principaux courants musicaux influencĂ©s par le Jazz (African-Jazz, Ok-jazz et les Bantous-Jazz) et qui ont façonnĂ© la musique congolaise dite moderne, Mangwana, inlassablement Ă  l’instar de Manu Dibango considĂ©rĂ© en Afrique comme le Quincy Jones de la musique congolaise, donne avec d’autres musiciens congolais, par son travail une dimension international Ă  la RUMBA CONGOLAISE. Les musiciens qui composent son groupe ont Ă©voluĂ© dans le milieu du Jazz, de la variĂ©tĂ© française, antillaise, etc. C’est un melting pot qui rĂ©ussi le tour de force, aidĂ© par la magie des dieux Koongo Ă  travers Mangwana, une des « lĂ©gendes » de la musique Afro Ă  « offrir » des spectacles communiants et dansants qui marquent. C’est une musique qui laisse rarement indiffĂ©rent, sur laquelle on danse, qui s’écoute et qui accompagne les humeurs du moment.

Mangwana et Franco

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Mangwana et Franco
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GĂ©ant de la Rumba congolaise, chantre du panafricanisme, Mangwana brasse les styles avec une joie et une Ă©nergie non dissimulĂ©es. Congolo-angolais, il tire de ses parents un goĂ»t prononcĂ© pour le voyage, les langues et une curiositĂ© naturelle pour les autres cultures. Sa connaissance du portugais, du lingala, du swahili, du français, de l'anglais et son apprentissage de l'Espagnol font de lui le chanteur (entre alto et basse) le plus polyglotte du continent. Après avoir fait les beaux jours des orchestres de Franco et de Tabu Ley Rochereau Ă  l'Ă©poque de la splendeur de la Rumba congolaise (les annĂ©es 60) il a participĂ© Ă  l'expansion du Soukouss, devenu quasi hĂ©gĂ©monique sur le continent africain. Mangwana n'est cependant pas de ceux qui se cantonnent dans un style unique et opère rapidement un retour aux racines de sa musique, retrouvant les charmes des rumbas d'antan, leur Ă©lĂ©gance chaloupĂ©e et nonchalante. Il prend Ă©galement un rĂ©el plaisir Ă  mettre en avant la fibre cubaine de la rumba congolaise pour un rĂ©sultat d'une richesse et d'une chaleur inouĂŻes. Mais c'est aussi la lutte contre la corruption et la violence qui est le moteur de sa musique, toujours porteuse de messages de paix, prĂ´nant le rapprochement des cultures et le respect de l'autre dans sa diffĂ©rence. « Cantos de Esperança Â», son nouvel album est une pure merveille Ă  l'Ă©coute duquel vous comprendrez  alors le sens de l'universalitĂ© que Sam entend donner Ă  sa musique.

S'il est un artiste dont l’œuvre peut être qualifiée d'universelle, tout en ayant une marque très personnelle, c'est bien celle de Sam Mangwana. Polyglotte et grand baroudeur,

Mangwana et Rochereau

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le parcours du géant de la rumba congolaise prend sa source dans l'histoire familiale.

Le Royaume Kongo Ă©tant partagĂ© en trois colonies : portugaise, française et belge, ses parents choisissent de vivre au Congo Belge. Très tĂ´t, le jeune Mangwana a su positiver en exploitant son goĂ»t prononcĂ© pour le voyage et une curiositĂ© naturelle pour les autres cultures. "Ă€ cette Ă©poque, en Angola"  explique l'artiste, "il y avait les travaux forcĂ©s dans les plantations de cafĂ©, y compris pour les enfants Ă  partir de 14 ans. Mes parents rĂ©sistant Ă  la colonisation ont fui la duretĂ© de l'administration portugaise".

Sam Mangwana grandit dans l'amour de la musique. Son père tient une grande Ă©picerie Ă  Kinshasa (Congo Belge) et sa maman, qui fait partie d'une association culturelle de mamans angolaises, chante pour les grands Ă©vènements (mariage, funĂ©railles, manifestations culturelles). Le jeune garçon, Ă  l'Ă©coute des programmes de Radio Congo Belge, se nourrit de l'influence d'artistes venus du monde entier (Cuba, Espagne, Italie et États‑unis). FormĂ© par les missionnaires, le jeune Samuel s'initie au chant dans la chorale de l'Ă©glise de Kasangulu (Ă  40 km de Kinshasa) oĂą il est en internat. « C'est presque par accident que j'ai rencontrĂ© Tabu Ley et docteur Nico Â»  explique celui qui est aujourd'hui devenu une rĂ©fĂ©rence pour des gĂ©nĂ©rations d'artistes, « c'est Ă  leurs cĂ´tĂ©s que je me suis formĂ© au chant alors que je n'avais que 18 ans Â».  Dès lors, et malgrĂ© la dĂ©sapprobation paternelle, les groupes s'arrachent le jeune talent. Sa voix exceptionnelle, son sens musical, son charisme, et son humour font en effet de lui l'un des meilleurs « ambianceurs Â» de sa gĂ©nĂ©ration. "Mon père a fini par comprendre que chanter Ă©tait mon destin"  explique l'artiste, "Peut ĂŞtre que c'est ta mission dans ce monde m'a t-il dit, mais n'oublie jamais de lutter pour la libertĂ© de l'Angola, n'oublie jamais de te battre pour la libertĂ© de l'Afrique".  Une promesse que ce grand musicien ne sacrifiera jamais sur l'autel du succès. Ses textes chantĂ©s dans sept langues diffĂ©rentes (lingala, kongo, bambara, swahili, français, anglais, portugais et espagnol) sont tous porteurs de messages de paix, de tolĂ©rance, prĂ´nant le rapprochement des cultures et le respect de l'autre dans sa diffĂ©rence.

La rencontre avec Rochereau et l'African Fiesta sera décisive puisque le travail de Mangwana en tant que chanteur et arrangeur ira même jusqu'à être la clef de voûte de certains albums de celui qui lui mis le pied à l'étrier. Parce qu'il parle portugais, c'est à Sam que l'on confie l'interprétation du répertoire latino. II connaît alors par cœur tous les tubes de l'Orchestre Aragon, John Pacheco, Harry Bellafonte, du Trio Maravilles sans oublier Tito Puente. C'est la grande époque où la biguine, le meringe, la mazurka, et le calypso, musiques aux racines africaines sont ré‑africanisées. C'est le triomphe de la rumba congolaise. Outre ses talents artistiques et linguistiques, le sens de l'organisation de Mangwana est également précieux aux groupes qui voient arriver la signature de leurs premiers contrats.

Mangwana et ses amis

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Mangwana et ses amis
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Ainsi, dès 1965, Sam Mangwana, parrainé un grand artiste de Pool Malebo (région entre Kinshasa et Brazzaville) Lubelo de La Lune, est membre de la SACEM alors que la plupart de ses confrères ne pensent pas à protéger leurs oeuvres.

En 1970, à 25 ans, il sera le premier également à créer son propre label : Sonora.

En 1972, Mangwana rejoint un autre géant de la musique congolaise : le guitariste Franco. Les polémiques vont alors bon train à cause de conceptions musicales très différentes de l'African Jazz

de Joseph Kabaselé (Kalé).

Loin des disputes stériles, Sam Mangwana s'efforce de puiser ce qu'il y a de meilleur dans les différents courants musicaux qu'il côtoie et démarre une carrière solo en 1968 avec à ses côtés le guitariste Guyvano, Michelino, Dizzy Mandegeko et Dalienst avant de s'installer en Côte d'Ivoire.

« C'est la musique cubaine et caraïbéenne qui a eu le plus d'influence sur mol' explique ce chanteur à la voix entre alto et basse reconnaissable entre toutes, "c'est comme un jeu de va et vient de part et d'autre de l'Océan Atlantique. L'esclavage a apporté les rythmes africains jusqu'en Amérique. Aujourd'hui, le son afro-latino revient vers l'Afrique et est encore transporté à travers la rumba congolaise jusqu'aux Caraïbes ».

C'est en 1976, à Abidjan où s'installe l'artiste que la « rumba congolaise » à la Mangwana prend toute sa dimension. Fuyant les dictatures de l'Afrique centrale, la musique devient pour Sam Mangwana un instrument de lutte contre la corruption et la violence.

No me digas no

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Métissant la musique des Caraïbes, de l'Afrique Centrale et de l'Afrique de l'Ouest à la salsa sud‑américaine, Sam, en pattes d'eph et chemises cintrées à la James Brown, enchaîne tubes sur tubes. II n'est alors pas rare qu'il chante devant un parterre de plus de 50 000 personnes.

La « fièvre Mangwana » s'étend d'un bout à l'autre du continent noir ; de l'Ouest à l'Est en passant par l'Afrique Centrale et jusqu'en Afrique Australe, Mangwana devient une légende.

En 1979, c'est l'Europe qui est touchée puisque Mangwana remplit le Bataclan à Paris durant quatre week-end consécutifs.

Avec « Georgette Eckins » (1978), Â« Maria Tebbo », (1980), et « Mathilda » Sam impose un style oĂą chaque chanson raconte une histoire particulière. Ses textes qui chantent l'amour sont Ă©galement très engagĂ©s. Ils rendent hommage aux luttes de la dĂ©colonisation « Canto Mozambique », « Soweto », «Zimbawbe » ou dĂ©noncent l'archaĂŻsme du mariage forcĂ© « AfognĂ© », ou encore la dĂ©forestation et la famine en Afrique avec «Manjarri ». RĂ©solument panafricain, qu'il s'agisse de musique ou de politique, Mangwana rĂŞve « d'une Afrique sans arme oĂą la dĂ©mocratie ne soit pas soumise Ă  la hausse ou la baisse du dollar ». Dans "Sentence", il dĂ©nonce l'incompĂ©tence de l'ONU Ă  rĂ©gler les problèmes du Tiers Monde.

Alors que la France voit au début des années 80 l'émergence de la World Music avec les musiques africaines, c’est aux Etats-Unis que Sam Mangwana rencontre ses plus grands succès en faisant les gros titres de la presse. La sortie de «Galo Negro » en 1998 a un retentissement international

tel qu'il remporte le « Crossroads Music awards » de la World Music comme « Gold Star 1999 ». Avec cet album électro‑acoustique, Sam Mangwana ren

Cantos de esperança

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oue avec ses racines avec une forte prédominance des musiques traditionnelles tout en gardant une dimension résolument moderne.

L'accordéon du Malgache Régis Ghisavo répond à la guitare de Papa Noël faisant chanter le « coq noir » éveilleur des consciences africaines. « II y a une exigence de sauvegarder la culture en Afrique pour garder une identité très riche » explique

le chanteur, « on a une vision tronquée de l'Afrique, on ne parle que des guerres, de la famine et de la corruption. Tout cela existe, mais nous avons le devoir en tant qu'artistes de parler aussi de ce qui existe de positif. Malgré tout je suis optimiste pour ce continent ».

Sam Mangwana est dans la lignĂ©e de Fela ANIKULAPO du Nigeria (le père et djinn de l'Afrobeat : Jazz, Funk, Rythmes traditionnels, Cuivres, SynthĂ©, danseuses)  et autres grands musiciens d’Afrique noire.

La musique avec Sam MANGWANA, c’est une histoire de fidélité. Fidèle à ses amis, fidèle à son style, fidèle à l’Afrique, fidèle à la MUSIQUE, fidèle à sa CULTURE et un HOMMAGE aux cultures du monde et à l’Humanité.

Quel que soit le style qu'il ait pu interprĂ©ter (de l'afro‑latino Ă  la disco, de la rumba congolaise Ă  la musique mandingue voire mĂŞme le rap avec « No me digas no  Â»), quelle que soit la notoriĂ©tĂ© de ses partenaires, cet homme de culture ne sacrifie jamais la qualitĂ© Ă  une quelconque mode.

Perfectionniste et amoureux d'un art qui ne triche pas avec le public, Sam Mangwana est un travailleur infatigable peaufinant chaque mélodie en voulant toujours donner le meilleur de lui-même.

Après une tournĂ©e aux Etats Unis, au Nouveau Mexique et en Europe, le chantre de la rumba revient en France avec un nouvel album « cantos de esperança  Â». Actuellement "installĂ©" entre Luanda-Kinshasa et Maya-Maya, il travaille, explore les profondeurs du grands puits intarissable que sont les pays du bassin du Congo en collaboration avec Kosmos en vacances de l'orchestre Bantous. Naturellement tout le monde en particulier ses fans attendent avec impatience de savourer le fruit de cette studieuse collaboration.